Développeur inconsidéré en France et Star du code aux Etats-Unis

Posté le 09/02/2017 dans la rubrique Actus et tendances





Lors de notre séjour dans la Silicon Valley et à Las Vegas lors du CES 2017, nous avons rencontré des développeurs français ayant partagé leur expérience dans le « paradis des développeurs ». Un sujet qui titille d’autant plus lorsqu’on évoque les salaires des développeurs en France comparés à ceux pratiqués au Pays de l’Oncle Sam… L’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs avec un air de California Dreamin’ ?

 

 

Pourquoi les développeurs français veulent partir aux Etats-Unis ?

 

Le premier argument qui vient évidemment en premier est la rémunération des développeurs aux Etats-Unis par rapport à celle appliqué en France. Il est vrai que dans le Silicon Valley les rockstars du code touchent un meilleur salaire avec moins de charges…à première vue. En parallèle, la vie à l’américaine est différente, surtout dans la Silicon Valley : des services pris en charge par l’Etat français auxquels on est habitué ne le sont pas aux Etats-Unis, comme en Suisse. De plus, le coût de la vie en général est plus élevé, allez donc chercher rien qu’un studio à San Francisco… Du coup, le paiement de toutes ces charges élémentaires réduisent grandement le salaire net à la fin du mois. Toutefois, avec un salaire a priori moins élevé en France, on peut comprendre l’envie de partir ailleurs...à première vue.

 

Avec un marché tendu dans la Silicon Valley, les évolutions de carrière sont plus cohérentes qu’en France en termes de rémunérations et de responsabilités confiées aux développeurs. Il est vrai que chez nous le métier de développeur n’est pas spécialement considéré dans le sens où un choix est proposé durant la carrière : rester « que » développeur ou « évoluer » en manager / chef de projet. Or, on le sait tous, ce sont deux métiers différents ! Aux Etats-Unis, il n’est pas rare de trouver des développeurs de longue date et reconnus pour leur expertise. Chacun son métier, chacun son expertise.

 

Tout comme chez Facebook, il n’est pas rare que les start-ups proposent des stocks option afin de garder les pépites du code. Mais ces stars du code, d’où viennent-elles ? Des autodidactes ? Des ingénieurs au niveau Bac+5 issus des grandes écoles ? Exactement, seuls les diplômés issus des grandes écoles informatiques sont reconnus. Attention toutefois, « gros salaire mais grosse pression », si vous avez un coup de mou, il est accepté que votre rêve de développeur s’achève rapidement.

 

En termes de recrutement, celui-ci se fait par réseau où une vraie compétition pour trouver des développeurs y règne avant d’instaurer une confiance mutuelle entre le consultant en recrutement et le développeur. Par ailleurs, seul le CV ne suffit plus : un entretien technique avec une journée en immersion chez le recruteur est une pratique courante.

 

 

La France, terre promise pour les développeurs

 

La France devient désormais et progressivement la nouvelle terre promise des développeurs et on le voit par cette créativité reconnue. Pour exemple, ce sont souvent les ingénieurs français qui remportent les Awwwards, cela montre bien que les ingénieurs français figurent parmi les meilleurs au niveau mondial.

 

Quel est alors le problème avec les développeurs en France ? Si ce n’est que la rémunération, se lancer en tant que développeur freelance est idéal : avec les aides et toutes les forces déployées par les French Tech, notre pays devient l’idéal pour lancer son affaire. Par ailleurs, un souffle de culture entrepreneuriale commence à se propager en France.

 

Non, le problème est ailleurs, il réside déjà dans les annonces d’emploi où les recruteurs demandent souvent des langages et compétences donnant parfois l’impression qu’ils recherchent des moutons à cinq pattes. Parfois même, on demande à un développeur d’être expert sur un langage ou framework existant depuis 1 an à peine. L’exigence des recruteurs est là, l’exigence des développeurs aussi. Qui a raison ? Qui a tort ? Certes la polyvalence devient de plus en plus demandée, d’ailleurs cela figure parmi les changements évoqués dans notre introspection sur l’avenir des développeurs, encore faut-il que cette polyvalence soit cohérente.

 

Auparavant, il est vrai que l’on ne valorisait pas spécialement l’expérience du développeur : le cracheur de code laisse place dorénavant au développeur qui créé et conceptualise. Un réel changement significatif insufflé par les écoles informatiques ? Le salut se trouverait alors dès la formation en école ? Sans aucun doute, d’autant plus que le poids du diplôme en France est là avec un niveau Bac+5 toujours privilégié.

 

En somme, que doit-on en tirer de cette envie exode de certains développeurs vers la Silicon Valley ? Il ne faut pas les pointer du doigt, simplement être développeur aux Etats-Unis n’est pas mieux ou moins bien qu’en France, c’est différent. Gardons également en tête que le métier de développeur change de visage et commence à être considéré grâce à la création de bons nombres de start-ups et aux French Tech, véritable ressort d’un dynamisme digital à la française.  


Auteur : Emilien MEYER
Chargé de communication
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